La crise climatique, c'est quoi?

Denise Campillo et François Prévost, de Roxton Falls, constatant que bien des gens autour d'eux n'ont qu'une idée très vague de la crise climatique, présentent un petit texte informatif sur le sujet.

L'été a commencé en douceur au Québec, alors que l'Europe de l'Ouest étouffe sous la pire canicule jamais enregistrée. Ici, nous sommes chanceux cette année : quelques inondations, mais pas encore trop de feux de forêts, de vagues de chaleur, de tornades. Du moins pour le moment... Mais nous ne devons pas fermer les yeux : la crise climatique est là, et ne peut qu'empirer si nous ne faisons rien pour la freiner.

C'est quoi, la crise climatique? C'est la hausse de la température de l'atmosphère à l'échelle de la planète, qui cause une augmentation de la température de l'eau des océans, qui à son tour perturbe la circulation des masses d'air. Il en résulte un dérèglement de la météo : les événements sont plus fréquents, plus violents, plus imprévisibles.

Pourquoi cette hausse de la température? En grande partie à cause des émissions de gaz à effet de serre, les fameux GES, qui emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère.

D'où viennent-ils, ces GES? Essentiellement de la production et de la consommation des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui ont augmenté de façon très rapide depuis l'ère industrielle. Le progrès, le confort, la consommation, notre mode de vie ont un prix très lourd.

Depuis 50 ans, les scientifiques mettent les gouvernements en garde : il faut réduire les émissions de GES, revoir notre mode de développement, cesser de penser en termes de croissance infinie. Notre planète et ses ressources ne sont pas infinies, et une partie de l'humanité, surtout dans les pays défavorisés, subit directement les effets de notre économie axée sur la recherche du profit. La hausse du nombre de migrants et de personnes chassées de leur pays qui souhaitent venir se réfugier chez nous en est la preuve.

Et nous, dans les pays riches, nous vivons plus que confortablement (du moins une partie d'entre nous) en consommant selon nos moindres désirs sans trop nous poser de questions. Et nous faisons ainsi en toute insouciance empirer l'état du climat.

Deux questions se posent :

1 – Sommes-nous responsables de la crise actuelle?

2 – Pouvons-nous l'enrayer?

La réponse aux deux questions est OUI!

Mais que pouvons-nous faire?

À petite échelle, nous sommes nombreux à essayer de ne pas trop polluer, de recycler, de composter, et ces gestes sont importants. Mais ils doivent être complétés par un effort pour ne pas gaspiller, pour consommer moins, pour favoriser l'achat local, pour réduire nos achats en ligne, pour pratiquer le transport actif et utiliser davantage le transport collectif (quand il existe) au lieu de l'auto solo, pour moins voyager...

Mais, bien sûr, l'énorme responsabilité revient à nos dirigeants qui, sourds et aveugles aux mises en garde des scientifiques, n'écoutent que les lobbyistes des grandes entreprises, notamment pétrolières et gazières, et des géants de la techno. Au lieu d'inviter ces entreprises à réduire leur empreinte carbone et à se tourner vers les énergies renouvelables en laissant sous terre une bonne partie des ressources fossiles, nos gouvernements ne parlent que de grands projets de développement axés sur la hausse de la production des énergies fossiles. Ce genre de projets suscite pourtant une vive

opposition et plusieurs ont déjà été abandonnés devant les protestations d'un grand nombre de mouvements citoyens soucieux de l'avenir de leurs enfants.

Notre rôle, en tant que citoyens, est donc d'appeler nos élus à ouvrir les yeux, à écouter les avis des spécialistes (scientifiques divers, urbanistes, agronomes...) et des autorités mondiales (représentants de l'ONU, pape Léon...), et à cesser de promouvoir la croissance économique, qui est un leurre et ne sert qu'à enrichir quelques milliardaires pendant que le reste de l'humanité s'appauvrit et subit de plein fouet les effets du dérèglement du climat. Nos gouvernants ont aujourd'hui le devoir d'adopter des politiques fondées sur le bien commun et sur la justice sociale pour assurer l'avenir de l'humanité.

Denise Campillo et François Prévost Roxton Falls

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