Moratoire maintenant, non au détournement du vent
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
Un moratoire maintenant : non au détournement du vent!
Québec, le 21 mars 2026 – Laval, le 28 mars 2026 — Un regroupement de plus de 25 comités citoyens à travers le Québec unit sa voix pour réclamer un moratoire sur le développement éolien, et ce, jusqu’à la tenue d’un BAPE générique sur la filière.
Plus de 800 éoliennes pourraient être implantées dans la vallée du Saint-Laurent au cours des prochaines années.
Rassemblements citoyens :
Québec : 21 mars 2026 à 8h30 au coin Avenue Saint Grégoire & Rue Monseigneur-Marc-Leclerc à Québec
Laval : 28 mars 2026 à 8h30 au Château Royal, 3500 boulevard du Souvenir, Laval
La zone agricole principalement visée
La Montérégie, les Laurentides, Lanaudière, l’Estrie, le Centre-du-Québec et Chaudière-Appalaches sont visés par un appel d’offres éolien prévu en avril. Ces projets concernent majoritairement des territoires agricoles, comme l’illustre l’affiche de la mobilisation.
Les éoliennes projetées sont plus imposantes que celles des premiers parcs en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, tout en étant implantées plus près des habitations.
« Sommes-nous en train de sacrifier des communautés rurales et des terres agricoles pour une énergie dont la nécessité n’est pas démontrée? » questionne Janie Vachon-Robillard, du Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ), qui coordonne l’action des différents comités à travers la province.
Une orientation précipitée et incohérente
Les récentes décisions en matière énergétique ont été prises sans vision d’ensemble ni réelle consultation démocratique : attribution de milliers de mégawatts à des projets industriels, accélération du développement éolien, ouverture accrue au secteur privé et affaiblissement de certains mécanismes d’évaluation environnementale.
Des nuisances et des risques insuffisamment évalués
Il est essentiel d’évaluer rigoureusement les impacts sur la santé humaine et animale, ainsi que sur les sources d’eau potable. Une distance adéquate entre les éoliennes et les habitations doit être assurée afin de garantir une intégration harmonieuse et socialement acceptable.
Sans ces conditions, les projets éoliens risquent de susciter une contestation croissante. Un BAPE générique permettrait de définir un cadre de développement responsable, respectueux des milieux de vie, des paysages, de la biodiversité et des terres agricoles.
Le faux motif de la décarbonation
Les comités dénoncent l’utilisation croissante de l’électricité québécoise pour soutenir une expansion industrielle énergivore — notamment les centres de données — alors même que les objectifs de réduction des GES sont repoussés. Dans ce contexte, l’éolien s’ajoute à la consommation d’énergies fossiles plutôt que de s’y substituer.
L’éolien doit servir le bien commun
Les citoyens rappellent que l’électricité québécoise est un bien commun stratégique, essentiel à l’atteinte des cibles climatiques. Les choix énergétiques doivent prioritairement reposer sur :
la réduction de la demande et la sobriété énergétique
l’électrification des transports et des bâtiments
la protection du territoire agricole et des milieux naturels
le respect des droits des Premières Nations
une planification démocratique et transparente
Ils soulignent également que le partage actuel des revenus de la production éolienne avec des intérêts privés se fait au détriment des finances publiques.
Un mouvement qui s’inscrit dans une mobilisation plus large
Cette demande s’inscrit dans la continuité des revendications formulées le 2 mars dernier par une large coalition d’organisations environnementales, d’acteurs de la société civile et de chercheurs, appelant à un changement de cap dans la planification énergétique du Québec. Elle rejoint également la demande de moratoire sur l’attribution de nouveaux mégawatts à des projets industriels énergivores.
Un appel aux partis politiques
Les comités demandent aux partis d’opposition de s’engager à convoquer un BAPE générique sur la filière éolienne avant toute poursuite de son développement.
« Il est impératif de définir collectivement un modèle conciliant décarbonation, justice sociale, viabilité économique et protection des écosystèmes », souligne Jacques Tétreault, porte-parole pour cette mobilisation du RVÉQ.
Les comités réaffirment que les choix énergétiques doivent être faits dans l’intérêt public, de manière démocratique et transparente, et non dictés par des impératifs industriels à court terme.
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